Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

gaëlle josse

  • Rencontre de Juillet 2017

    Histoire de femme.jpg

    Voici le compte-rendu de la rencontre de Juillet écrit par Lucy : 

    Nous nous sommes donc retrouvées ce lundi pour parler de nos histoires de femmes.

    De beaux échanges ont eu lieu sur des histoires de personnages féminins mais aussi sur des romans de femmes.
    Il y eut d’abord « Le dernier gardien d’Ellis Island » de Gaëlle Josse, une auteure française qui a une très belle plume.
    Gaëlle Josse nous propose une histoire plurielle. Une histoire de solitude et d’enfermement, une histoire de remords, de transgression, une histoire d’exil aussi. Le dernier de l’ile revient sur sa vie là-bas, sur son travail et sur tous les migrants qui ont vécu quelque temps à Ellis Island. Chacun venant avec son passé, ses espoirs et ses craintes dans ce nouveau pays. Un récit qui, plus de cent ans plus tard, fait écho à la situation que nous connaissons à notre tour en Europe. Il est bon de ne pas oublié trop vite le passé.
    Puis, il y eut « Sous la vague » d’Anne Percin. Une auteure française qui nous avait charmées avec « Les singuliers ».
    Ici, elle nous parle d’un viticulteur de renom, propriétaire d’une grande marque de cognac. Alors qu’il gère son affaire, sa marque et son domaine à l’ancienne, dans la tradition de ses ancêtres, ses actionnaires souhaitent renouveler la clientèle et moderniser le tout. D’autant que les principaux clients sont japonais et que la catastrophe de Fukushima vient de faire chuter le cours du yen et de mettre à mal les relations commerciales. Aux commandes de la fronde, l’ex femme de Bertrand Berger-Laffite. Sera-t-il de taille à lutter ?
    Ensuite, nous avons parlé de « Je m’appelle Lucy Barton » d’Elizabeth Strout. Un roman de la rentrée qui sortira bientôt. 
    Retenue à l’hôpital par une complication postopératoire, Lucy voit arriver à son chevet, sa mère qu’elle n’avait plus vue depuis ses études à la fac. En tête à tête pendant cinq jours et cinq nuits, elles vont se remémorer des personnes connues autrefois et se réapprivoiser peu à peu. Pour Lucy, cette présence est aussi un douloureux retour dans une enfance qui fut loin d’être heureuse. Ces échanges, sorte de catalyseur pour la narratrice, lui permettront de mettre des mots sur les souffrances passées et la convaincront que l’envie d’écrire qu’elle avait en elle depuis toute petite n’est pas un rêve vain. 
    Enfin, nous avons abordé « Gabriële » de Claire et Anne Berest. Autre roman de la rentrée.
    Nous sommes au début du 20e siècle. Gabriële Buffet, 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il a besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient «la femme au cerveau érotique» qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait.
    Dans la discussion, nous avons traité de « Une histoire des abeilles » premier roman de Maja Lunde, qui nous conduit à travers trois époques : 1852, 2007 et 2098. Après que son fils ne soit tombé dans le coma, une mère, Tao, se plonge dans les origines du plus grand désastre de l’humanité : la disparition des abeilles. En 2098, la pollinisation est faite à la main par la population, nouveaux esclaves des temps modernes, afin d’assurer un minimum de subsistance. Tao rêve de l’élite pour son fils, jusqu’au jour de l’accident.

    Cinq récits de femmes qui ont alimenté notre conversation et nous ont fait passer un très bon moment.